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Fabrication du Santon

 Les premiers santons étaient confectionnés en mie de pain, mais petit à petit c’est l’argile rouge de Provence qui a été privilégiée pour la      fabrication. Si les santons sont longtemps restés de fragiles créations en argile crue, la cuisson de l’argile s’est imposée un peu partout de nos jours.  
 
Le métier de santonnier s’est ajouté aux métiers traditionnels de la Provence. Il existe de nos jours une centaine d’ateliers de santons entre Marseille, Aubagne, Aix-en-Provence, Arles ainsi que dans de nombreux petits villages disséminés à travers de la région comme Plan de Cuques pour L' Atelier de Fanny. 
  
   
On peut distinguer 7 étapes dans la fabrication artisanale du santon : 
  
  
    La création du modèle sculpté dans l’argile crue
 
Il se tient toujours sur un socle, généralement circulaire et faisant partie intégrante du personnage. Il devra être plus grand que la taille souhaitée à cause du rétrécissement dû au séchage;

         
 
      La fabrication d'un moule
en "coquille" (pour éviter la contre-dépouille) coulé en plâtre (de Paris), avec des encoches mâles et femelles permettant de joindre parfaitement les 2 parties;
 
                                
           
                                                       
                   
         

                 
                                                    

               
           Le moulage
en pressant un colombin d’argile fraîche (mais pas collante) dans une des moitiés creuses du moule, en ayant soin auparavant de talquer celui-ci. On presse ensuite à la main les deux parties assemblées. On ouvre le moule, on découpe grossièrement le surplus d’argile (la « barbe ») autour du sujet et délicatement on décroche le santon, qui est mis à sécher;
                                                        
             
                                                      
 
    L’"ébarbage"
et la finition pour enlever toute trace de moulage en grattant la « barbe » avec un couteau;
                         
          
 
    Le séchage, la cuisson
où le sujet est enfourné dans un four à 960° environ (cuisson du biscuit);
 
    La décoration
 elle se fait couleur par couleur, avec des pinceaux de décoration. Les premiers santonniers se servaient d’un mélange constitué de pigments en poudre, de gomme arabique et d’eau. Cette peinture était confectionnée par le santonnier lui-même. Aujourd’hui, on utilise les gouaches, acryliques, vinyliques etc. disponibles dans le commerce. Le sujet ne doit surtout pas être vernissé.
                       
                  
                                     
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